CONSOMMATION – Près de 69 000 tonnes de riz importés au mois de janvier soit une hausse de 24871 tonnes par rapport à la même période en 2022

Antananarivo, 31 Mars, 16h10 – L’année 2023 a démarré avec un recours important aux importations de riz au mois de janvier. Les importations de riz cumulées durant ce premier mois de l’année ont été évaluées à 68 939 tonnes. Ces opérations correspondent à une hausse de 24 871 tonnes par rapport à la même période de l’année dernière puisque le volume de riz importé au mois de janvier 2022 a été de 44 068 tonnes, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (Instat), repris par l’Observatoire du riz (ODR) dans son bulletin mensuel n°20.

« Ce volume d’importation en hausse est attribuable au gap à combler, pour pallier les éventuelles pénuries et désordre du marché local de riz », soutient l’ODR. Ces près de 69 000 tonnes sont néanmoins en dessous des importations de riz en janvier 2020 et 2021 qui étaient respectivement de 79 181 tonnes et 79 352 tonnes.

L’Etat admet que pendant des décennies, la hausse de la production agricole obtenue avec l’extension des superficies cultivées et l’intensification de la production par les exploitants « n’est pas suffisante pour nourrir une population croissante ». Madagascar importe des produits alimentaires, dont les plus importants en valeur sont le riz (32,93 %), l’huile alimentaire (23,02 %), le sucre (10,7 %) et la farine (7,06 %) en 2021.

Malgré ce recours important aux importations de riz, dont le volume total a été de 744 846 tonnes en 2022, le Gouvernement malgache ambitionne une autosuffisance rizicole en 2024 et projette même une entrée dans l’exportation en 2027. Sans parler de son objectif de faire de Madagascar le « grenier à riz et modèle de développement rizicole durable pour l’Afrique subsaharienne » en 2030.

L’Etat avance un programme de développement de la riziculture dans son Pacte sur la souveraineté alimentaire et la résilience. Ce programme vise à augmenter le rendement moyen national de 2,5 tonnes par hectare en 2022 à 3,4 tonnes par hectare en 2027 et à 5 tonnes par hectare en 2030. L’Etat vise ainsi une hausse de 10% de la production annuelle et une réduction des pertes post-récolte de 15 à 7% en 2027, renforcée par une amélioration significative de la qualité du riz. Le pacte met par ailleurs un accent sur les périmètres irrigués à maîtrise totale de l’eau, qui peuvent offrir une double, voire triple culture, et des rendements dépassant les 4,2 tonnes par hectare.