CONTRACEPTION – Les défis de Madagascar pour planifier les familles

« Un message pour les mpikabary, cessons d’encourager les couples à donner naissance à sept garçons et sept filles. Ils n’arriveront plus à les élever » – Président Andry Rajoelina – Champion de la planification familiale

A Madagascar, malgré une prévalence contraceptive qui ne cesse de s’améliorer, passant de 5% en 1992 à 41% en 2018, la mortalité maternelle reste élevée : 10 femmes par jour décèdent durant l’accouchement ou suite à des complications de la grossesse. Beaucoup s’accordent pour dire que cette mortalité peut être réduite si certaines grossesses avaient pu être évitées. Eviter certaines grossesses peut également contribuer à réduire la pauvreté et à développer le pays, ont unanimement reconnu les participants à la Table ronde sur l’engagement de haut niveau en faveur de la planification familiale ce mardi. La Grande île s’est ainsi engagée à faire passer la prévalence contraceptive de 41% à 60% en 2030. Mais le président de la République, Andry Rajoelina, érigé en champion de la planification familiale a assuré que ce taux peut être atteint en deux ans.