Coup de théâtre dans la cybercité d’Ébène. Selon la presse mauricienne, Edgard Razafindravahy quitte ses fonctions de secrétaire général de la Commission de l’océan Indien (COI). Il a officiellement présenté sa démission au Conseil des ministres de l’organisation, mettant un terme prématuré à un mandat débuté en 2024.
Le ministère des Affaires étrangères indique que la question relative à son rappel et à son remplacement imminent a été abordée lors de la rencontre entre la ministre des Affaires étrangères Alice N’Diaye et l’ambassadeur de France à Madagascar, Arnaud Guillois.
Si l’on en croit la publication du ministère des Affaires étrangères, ce rappel s’est fait “dans la continuité des discussions entre le Chef d’État français et le Chef d’État malagasy à Paris”. Une source au courant du dossier indique que le Conseil des ministres de Madagascar devrait annoncer le nom de son remplaçant dans les prochains jours, avant que le Conseil des ministres de la COI ne l’officialise.
A entendre notre source, Edgard Razafindravahy aurait été “notifié de son rappel bien avant cette démission”. Madagascar aurait motivé son rappel par des “manquements avérés aux exigences de sa fonction”.
La nomination de l’ancien ministre malgache de l’Industrialisation et du commerce, actée lors du 38e Conseil des ministres à Maurice, avait été annoncée comme une étape importante pour la diplomatie malgache. Désigné pour succéder au Réunionnais Vêlayoudom Marimoutou, il avait pour mission prioritaire de piloter la mise en œuvre du Plan de développement stratégique (PDS) de l’organisation, véritable feuille de route pour l’avenir de l’espace insulaire.
Ses fonctions l’avaient appelé à coordonner les projets de coopération entre les États membres Madagascar, Maurice, La Réunion, les Seychelles et les Comores, tout en assurant la gestion administrative et financière d’une institution solidement épaulée par ses partenaires historiques, l’Union européenne et l’Agence française de développement (AFD).
Ce départ prive l’organisation de son principal organe exécutif bien avant le terme prévu de son mandat de quatre ans. Cette démission intervient dans la foulée du changement à la tête de l’Etat. Edgard Razafindravahy avait été suggéré à ce poste par le régime Rajoelina.
