COUP DE FORCE – La mutinerie au Mali conduit à la chute du président Ibrahim Boubacar Keita

Antananarivo, 19 Août , 7h20 – La crise monte d’un cran au Mali, en Afrique de l’Ouest. Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé sa démission, puis la dissolution du gouvernement et de l’Assemblée nationale, dans la nuit de mardi à mercredi au cours d’une allocution télévisée.

?Quelques heures plus tôt, Ibrahim Boubacar Keïta ainsi que le Premier ministre malien, avaient été arrêtés par des mutins. Ils ont été conduits au camp de l’armée de terre de Kita, au Nord de la capitale malienne, là où avait commencé la mutinerie dans la matinée.

?Les réactions internationales s’enchaînent après les événements dans ce pays membre de la Communauté économique de développement des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Antonio Guterres, secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU) a demandé la « libération immédiate et sans conditions » du président malien.

⭕️Dans un communiqué, la Cedeao condamne le « coup de force ». Il suspend le Mali des organes de décision de l’organisation sous-régionale ainsi que les transactions financières et économiques des pays membres avec Bamako en parallèle avec la fermeture des frontières entre les deux parties.

?Des manifestations de rue se sont tenues au Mali ces derniers mois. Les législatives de mars-avril ont accentué le mouvement hétéroclite contre le pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keïta, réélu en 2018 alors que le pays est en proie à des difficultés économiques et fait face à menace djihadiste dans la région du Sahel. Là où une opération militaire contre les salafistes, dénommée « Barkhane » est menée par la France avec les pays de la zone sahelo-saharienne.