À l’instar de la Cour des Comptes, nous souhaitons également rendre compte publiquement de nos travaux”. Le nouveau président du Conseil d’État, Andrianaina Rabarisoa, place la transparence et l’accès à l’information au cœur de son mandat. Et un rapport public des activités de son institution fait partie des actions qu’il entend mener. S’il s’agit, avant tout, de permettre à la Cour de “formuler des recommandations pour l’amélioration de la gestion des services publics”, la volonté de transparence est clairement annoncée.
“Cette mission demeure largement méconnue du grand public, et la faire connaître constitue précisément l’une de nos priorités à compter de ce jour”, annonce-t-il dans son discours lors de l’audience solennelle de prestation de serment vendredi à la Cour suprême Anosy, évoquant la mission “de conseiller juridique de l’État et des collectivités territoriales décentralisées” de sa Cour. C’est “elle qui produira les effets les plus directs sur la vie des citoyens malgaches”, poursuit-il.
Mais en plus du rapport annuel d’activités, le président du Conseil d’Etat entend également “renforcer la communication institutionnelle de la juridiction, et tout particulièrement la diffusion et l’explication de ses décisions”. “L’époque actuelle exige cette transparence”, soulève-t-il, reconnaissant que le travail en ce sens sera “considérable”, surtout que ce n’est “pas dans les habitudes des magistrats, formés à respecter ce que l’on appelle l’obligation de réserve”.
Il parle alors de “l’open data des décisions de justice, c’est-à-dire leur diffusion par le biais des nouvelles technologies”. “Un chantier d’envergure, pour lequel nous ne disposons pas encore de budget à ce stade, mais que nous envisageons de lancer dès cette année”, ajoute-t-il dans son discours. Il met également en avant « l’attention particulière qui sera portée à la motivation des décisions, afin qu’elles soient enrichies et parfaitement intelligibles”.
La facilitation de l’accès aux documents administratifs constitue également l’une des priorités du nouveau président du Conseil d’Etat. En plus de la simplification des procédures administratives, Andrianaina Rabarison estime que “la facilitation dans l’obtention des documents administratifs contribue à la réduction de la corruption”. Au-delà de la transparence, il entend également mettre “l’expérience et l’expertise” du Conseil d’Etat au service de l’amélioration de l’organisation administrative et de la suppression des niches de corruption.
