Une remise à plat pour la future raffinerie nationale d’or. La Centrale de l’or (COM) remet ce dossier sur le marché, en lançant un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) visant à identifier des partenaires capables de participer à la mise en place, l’ingénierie, le financement, l’installation, l’exploitation ainsi que la gestion de cette infrastructure. L’appel s’adresse notamment à des groupements ou des consortiums d’entreprises qui pourraient s’intéresser à ce projet.
L’État semble ainsi chercher à diversifier ses options et à s’entourer de nouveaux partenaires financiers et techniques pour concrétiser cette ambition. Projetée à Ivato sur un terrain militaire et envisagée en partenariat avec les Emirats Arabes Unis par l’administration Rajoelina, la future raffinerie aurifère de Madagascar entre donc dans une nouvelle phase de prospection.
Les candidats intéressés ont alors jusqu’au 1er juin 2026 pour soumettre leur dossier sous pli fermé à la direction de la COM située à Andraisoro. Et la sélection finale devra être effectuée par une commission interministérielle après une phase d’évaluation technique et financière.
Si l’on s’en tient au régime de l’or, “l’établissement effectif de la Raffinerie Nationale d’Or est assuré par la COM en partenariat avec des acteurs de renom mondial, bénéficiant d’une expertise reconnue dans ce domaine”. Une fois la raffinerie nationale opérationnelle, tout l’or brut destiné à l’exportation devra obligatoirement y être traité, à l’exception de la bijouterie. Ce passage en raffinerie garantit la traçabilité du métal grâce à l’apposition d’un poinçon officiel et d’un numéro de série. Transformé en pièces ou en lingots, l’or ainsi affiné acquiert le statut de produit fini














