À l’heure où Madagascar est en pleine promotion du Covid Organics à base d’Artemisia, CVO pour les intimes, et que pour une fois le pays est sous le feu des projecteurs internationaux, non pas pour sa pauvreté ou sa médiocrité notoire dans de trop nombreux domaines, un mauvais élève semble aller à contresens de l’espoir de tout un continent. OUI, l’Afrique nous regarde et espère, comme nos concitoyens également, face à cet ennemi invisible et trop souvent mortel. OUI, nous faisons face au duel habituel nord-sud, ravivant les antagonismes entre modernité et tradition. OUI, le scepticisme d’une grande partie de la population est compréhensible, mais NON à la récupération politique, car l’opposition ne veut pas dire s’opposer à tout, et profiter de cette guerre mondiale, pour avancer ses pions sur le terrain de la politique politicienne.
Écrire à l’OMS pour dénoncer l’usage du Covid Organics ? Mais devons nous rire ou pleurer ? Nous parlons là d’un « Tambavy », une tisane, quand on sait que 80% du budget de cette organisation internationale est financé par le secteur privé… et que l’Organisation mondiale de la santé est opposée à l’Artemisia dans la lutte contre le paludisme, alors que de nombreuses recherches ont prouvé les vertus de cette plante face à cette maladie. Des recherches sur l’Artemisia face au Covid-19 sont également en cours dans le monde, peut-être que les mauvais élèves n’en avaient pas conscience avant de créer la polémique, et que la plante est utilisée en parallèle à la médecine moderne dans le cadre des traitements, mais pas comme une potion magique.
Il y aura un avant et un après Covid-19. C’est le souhait de tous, et les citoyens se souviendront des promesses tenues et non tenues, ils se souviendront particulièrement des mauvais élèves, ceux qui profitent d’une situation d’inquiétude mondiale pour jeter le trouble, en espérant voir une scission dans la société, en appliquant l’adage « diviser pour mieux régner ». Que doit penser Albert Rakoto Ratsimamanga ? De voir ce patriote, critiquer les travaux d’une vie au service de la médecine « alternative », dans un pays disposant d’une biodiversité endémique… il doit se retourner dans sa tombe… Et finalement, même sous l’angle du scepticisme absolu, au pire on améliorerait probablement la lutte contre le paludisme en buvant du CVO, au mieux à défaut de guérir on se ferait du bien au moral par la vision de cet espoir de renforcer son organisme face au virus, dans nos rêves on espèrera que les malgaches arrêteraient de brûler et de détruire les forêts car les remèdes des prochaines pandémies y sont déjà…
