Des travaux qui devraient améliorer l’approvisionnement en eau d’Ambovombe et ses environs. Les autorités ont lancé le 13 juin dernier la construction d’une conduite d’adduction d’eau potable reliant Andranogoa à Ambovombe. Cette infrastructure doit permettre d’acheminer jusqu’à Ambovombe l’eau traitée provenant de la rivière Mandrare afin de renforcer l’approvisionnement en eau potable dans le chef-lieu de l’Androy et les localités situées sur le tracé.
Longue de 28 kilomètres, la conduite reliera le réservoir d’Andranogoa, d’une capacité de 300 m³, au réservoir d’Ambovombe, également doté d’une capacité de stockage de 300 m³. Selon les informations communiquées lors du lancement du chantier, près de 33 500 habitants devraient bénéficier directement de cette infrastructure.
Financé par l’État malagasy, le projet vise à améliorer la desserte en eau potable dans une région régulièrement confrontée aux difficultés d’accès à l’eau. L’achèvement des travaux est prévu à la fin du mois de juillet 2026.
Cette nouvelle conduite s’appuie sur les infrastructures mises en place dans le cadre du projet Mionjo pour mobiliser les ressources en eau de la rivière Mandrare. En amont d’Andranogoa une station de traitement d’eau a été construite à Amboasary Sud pour produire jusqu’à 160 m³ d’eau par heure.
Mise en service en 2025, cette installation comprend également cinq stations de relevage alimentées par l’énergie solaire et appuyées par des groupes électrogènes de secours. L’eau traitée est ensuite acheminée vers le réservoir d’Andranogoa, avant d’être distribuée aux localités de Sampona, Maroalopoty et Maroalimainty.
La nouvelle conduite doit désormais prolonger ce réseau jusqu’à Ambovombe. L’objectif est de permettre l’alimentation de la ville à partir des eaux du Mandrare, l’un des principaux cours d’eau permanents du Sud de Madagascar.
La cérémonie de lancement des travaux s’est tenue en présence du président de la Refondation de la République de Madagascar, du Premier ministre, du président de l’Assemblée nationale ainsi que de plusieurs membres du Gouvernement, dont la ministre de l’Eau, de l’assainissement et de l’hygiène, le Dr Minosoa Anjaratiana Elia Razafindrianiaina.














