Antananarivo, 9 Octobre, 11h30 – Un appel à la responsabilité. Ron Weiss soutient dans une lettre qu’il a adressée à ses collaborateurs auprès de la Jirama que l’heure n’est pas à la grève avec la situation socio-politique qui est actuellement tendue. Le directeur général de la compagnie nationale estime que les efforts doivent plutôt être déployés dans l’amélioration du service, qui est déjà la cause principale de l’insatisfaction populaire.
Ron Weiss indique avoir été déjà informé des menaces de grève que certains agents de la Jirama prévoient d’observer. Il juge le mouvement “inopportun” car il ne ferait qu’empirer une situation déjà critique pour les usagers. “La grève n’est pas une solution du moins pour l’instant car elle n’aura pour conséquence que de grever une situation qui est déjà catastrophique pour la population, et ne pourrait qu’engendrer le résultat inverse”, expose-t-il dans sa lettre.
“Il n’y a d’ailleurs aucune logique de faire la grève”, note Ron Weiss. Et ce, par rapport aux inquiétudes des employés qui pourraient motiver ce mouvement. Le directeur général de la Jirama parle par exemple du nouveau statut de la compagnie qui, selon ses explications, “ne prévoit pas de cession de capital et de licenciement”. Il parle également d’un “accord” qui vise à renforcer la participation active des travailleurs à la reconstruction de la compagnie qui ne tardera pas à être publié.
La Jirama appelle jusque-là ses employés à prioriser la reconstruction et l’amélioration du service, afin de répondre aux attentes de la population. “On attend de nous des réponses concrètes et rapides, un renforcement des efforts et une action commune pour relever ces défis”, souligne Ron Weiss, en s’adressant à ses collaborateurs.
Le DG de la Jirama appelle alors les employés à “l’unité constructive”, face aux travaux que la compagnie nationale d’eau et d’électricité doit entreprendre. Tous les agents de cette société d’Etat auront donc à intensifier leurs efforts dans la construction de nombreuses nouvelles centrales électriques et des installations d’approvisionnement en eau. De même pour le remplacement et le renforcement des réseaux de distribution d’électricité et d’eau que la Jirama avait déjà commencés, lance-t-il.
