Il n’y a pas que le commerce entre Madagascar et les Etats-Unis qui avait été considéré dans la fixation du droit de douane imposé pour les exportations malgaches vers le marché américain. Le climat des affaires à Madagascar ainsi que les intérêts des entreprises américaines qui s’établissent au pays avaient également été pris en compte, d’après le ministre de l’Industrialisation et du commerce, David Ralambofiringa.
Les mines seront évidemment sur la table quand Madagascar négociera avec les Etats-Unis. Le Conseil des ministres l’avait annoncé avant la décision américaine d’augmenter les tarifs douaniers. Les minerais critiques sont considérés par la Grande île comme des atouts à mettre en exergue. D’autant que ce sont des matières que n’ont pas les Etats Unis mais dont ils ont besoin. Mais les conditions dans lesquelles l’exploitation minière se fait est tout aussi importante. Base Toliara étant un investissement américain, son blocage serait mauvais pour l’image de Madagascar. Mais si le projet avance, les relations bilatérales en seront consolidées, estime David Ralambofiringa.
David Ralambofiringa, Ministre de l’Industrialisation et du commerce : « Au sein de notre département, nous avons en charge les volets industriel et commercial. Notre mission consiste à encadrer l’industrialisation, la transformation ainsi que le développement des entreprises. C’est un suivi que nous assurons quotidiennement. Pour ce qui est du climat des affaires, quand les États-Unis ont élaboré cette mesure de réciprocité évoquée actuellement, nous devons savoir que cela s’inscrit dans une logique d’équilibre de la balance commerciale. Mais les autorités américaines ont également pris en compte les conditions du climat des affaires, ainsi que les intérêts des entreprises américaines dans chaque pays partenaire. Il est évident que tout blocage dans l’ouverture du projet Base Toliara aura un impact sur les investissements américains à Madagascar. C’est précisément ce type d’indicateur que la Maison-Blanche et l’administration américaine actuelle examinent pour évaluer la qualité de notre climat des affaires, ainsi que les perspectives de négociation et de partenariat avec Madagascar. Si nous poursuivons ce projet et parvenons à le faire avancer, cela contribuera clairement à la relance et à la consolidation des relations bilatérales entre nos deux pays. »
