Antananarivo, 24 Juillet, 13h07 – « Le chemin est encore long ». Les premiers mots du Professeur Ahmad Ahmad résument les défis qui attendent encore Madagascar dans la lutte contre le coronavirus. Et c’est par ce long chemin qui reste à parcourir que le ministre de la Santé publique, entouré de son staff, explique la démarche de demande d’aide qu’il a engagée auprès des partenaires techniques et financiers au cours d’un point de presse à Ambohidahy vendredi.
⭕️« Malgré les gros efforts qui ont été faits, nous sommes encore en pleine guerre et nous continuons à œuvrer ensemble pour trouver des solutions », poursuit-il. Et « c’est la raison pour laquelle j’ai envoyé une lettre préalable à l’intention de nos partenaires », ajoute-t-il, faisant référence à la lettre qu’il avait adressée aux agences et institutions partenaires de Madagascar dans le développement sanitaire le 20 Juillet.
?Cette lettre de demande d’aides internationales qui avait « fuité » sur les réseaux sociaux mardi soir avait fait réagir le gouvernement par le biais de sa porte-parole mercredi. Dans sa lettre, le ministre de la Santé publique a évoqué une « situation plus que préoccupante », nécessitant une « réorientation stratégique » et faisant ressortir de « besoins importants ».
?Faisant part de la consternation du gouvernement à la découverte de la lettre, un communiqué signé par la ministre de la Communication et de la culture, porte-parole du gouvernement, avait reproché au ministre de la Santé « une initiative personnelle sans concertation » et avait évoqué le « débordement » du ministre et de son entourage. Le même communiqué, citant les actions qui ont déjà été faites dans la lutte contre le coronavirus, avait même indiqué que certaines demandes étaient « incompréhensibles ».
✅Au lendemain de la publication de la lettre sur les réseaux sociaux et face à la réaction du gouvernement, les proches collaborateurs du ministre ont déjà indiqué que l’envoi de ce type de lettre est une démarche classique. « Comme à chaque fois que le pays est en face d’une situation d’urgence, le ministère de la Santé adresse au préalable auprès des partenaires techniques et financiers les besoins du pays pour faire face à l’urgence », a expliqué jeudi à 2424.mg le Dr Lamina Arthur Rakotonjanabelo, directeur de cabinet du ministre de la Santé publique. « Quand les partenaires se positionnent sur l’appui qu’il peuvent donner, le dossier est soumis au gouvernement », poursuit-il.
