Détention préventive pour cinq individus arrêtés durant la manifestation organisée samedi par le collectif des candidats

Antananarivo, 7 Novembre, 7h35 – Fortune diverse pour les personnes interpellées samedi durant la manifestation du collectif des candidats à Analakely et ses environs. Après avoir été déféré devant le parquet du tribunal de première instance d’Antananarivo ce lundi, cinq d’entre elles ont été placées en détention préventive à Antanimora et cinq autres ont été placées sous contrôle judiciaire. Leur procès est prévu le 9 novembre.

 

Parmi les 11 personnes déférées devant le parquet, la dernière est une jeune femme mineure. Selon leur avocat, Maître Rija Rakotomalala, “la justice a décidé de la placer comme témoin”.

 

Toujours d’après le Maître Rija Rakotomalala, le chef d’inculpation principal est “l’attroupement illicite”. A cela s’ajoute l’inculpation pour “violence et voie de fait” mais aussi pour “injure”. Pour leur défense, l’avocat indique qu’aucune preuve, que ce soit des témoignages, des vidéos ou des photos, n’a été montrée jusqu’ici pour prouver les allégations.

 

Samedi dernier, à l’issue de la journée de manifestation du collectif des candidats à Ananalakely, le général Angelo Ravelonarivo, préfet d’Antananarivo avait rapporté l’arrestation de 11 individus. Ceux-ci ont été transférés à la section de recherche criminelle de Fiadanana pour être entendus et y ont été placés en garde à vue.

 

Ce lundi, alors que le collectif avait de nouveau appelé la population à investir la place du 13 mai, le candidat Jean Jacques Ratsietison a été interpellé par les forces de l’ordre et a été transféré à Fiadanana pour “être entendu”. Le candidat , après avoir été interrogé par la section de recherche criminelle de la gendarmerie, a été relâché et renvoyé chez lui, comme l’indique le colonel Tahina Ravelomanana, commandant de la SRC.