Un officier de police judiciaire (OPJ) en charge de l’environnement et des forêts pour plus de 28 000 hectares. Le ministre de l’Environnement et du Développement durable (MEDD), Manesimana Rafanomezantsoa Michaël, tire la sonnette d’alarme face au sous-effectif de son département. Il rapporte un effectif de 311 officiers de police judiciaire qui exercent actuellement à l’échelle nationale, alors que les pressions environnementales persistent. Déforestation, trafics de ressources naturelles et pollutions croissantes s’enchaînent.
D’après le membre du gouvernement, le déficit s’est accentué ces dernières années au sein du département de l’environnement et du développement durable. En 2021, près de 400 agents sont partis à la retraite. D’ici cinq ans, 200 autres devraient quitter le ministère et ses démembrements. Cette hémorragie fragilise davantage un ministère, déjà en sous-effectif. Dans certaines zones éloignées, un seul agent couvre plusieurs districts, rendant les contrôles quasi impossibles et limitant l’application effective des lois environnementales.
Face à cette situation, le ministre appelle à un renforcement urgent des recrutements. Un appel a été lancé lors de l’ouverture des assises nationales de l’environnement, mercredi matin au Centre de conférence internationale Ivato. Des mesures s’imposent pour éviter l’affaiblissement durable de la gouvernance environnementale.
