Un message qui se veut ferme. Le Colonel Michaël Randrianirina, président de la Refondation, invite le ministère en charge de l’organisation de la concertation nationale à accélérer le processus. Lors de son discours d’ouverture de la concertation des jeunes au Centre de Conférences Internationales d’Ivato (CCI), ce mardi, le Chef de l’État a recommandé à la ministre de la Refondation, Hanitra Razafimanantsoa, ainsi qu’à ses collaborateurs et au FFKM d’agir “avec la plus grande célérité”.
Le locataire d’Iavoloha a martelé que “le retard n’est pas acceptable”, tout en affirmant qu’il “encourage vivement toute initiative permettant d’aller de l’avant”. Selon le calendrier initialement établi par le ministère de la Refondation, les consultations devaient débuter au niveau des communes à la fin du premier semestre, pour s’étendre jusqu’à la fin de l’année dans le cadre de la concertation nationale.
Le président de la Refondation prend l’exemple de la concertation des jeunes qui devrait être bouclée en l’espace de deux mois et estime que celle-ci doit servir de référence. En se basant sur ce modèle, il souligne que “si la concertation nationale peut également être finalisée dans un délai de trois à six mois, c’est exactement l’objectif recherché”.
Dans son discours, le Colonel Michaël Randrianirina s’est déjà excusé pour le retard pris dans le lancement du processus de concertation nationale. Il rappelle que c’est la concertation nationale qui est la base même de la refondation et que c’est dans le cadre de la concertation nationale que tous les changements peuvent être portés.
L’ambition du Chef de l’État est de clore la période de transition et d’organiser les élections dans les meilleurs délais. La période de la Refondation est prévue s’étendre sur deux ans, et le chronogramme prévoit des élections en 2027.
