DIPLOMATIE – Andry Rajoelina annonce à la tribune des Nations unies le début de la mise en oeuvre de la résolution de l’Assemblée generale sur les îles éparses en 1979 et fait part de son optimisme par rapport aux négociations

Antananarivo, 22 Septembre, 22h55 – Le président de la République Andry Rajoelina croit en une « issue positive, juste et apaisée » des négociations sur les îles éparses. Devant l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat n’a pas caché son optimisme par rapport à l’avancée des discussions sur le dossier. « J’ai bonne foi », souffle-t-il au cours de son allocution devant l’Assemblée générale.

Bien que la commission mixte ne se soit réunie qu’une seule fois, il estime que les démarches déjà engagées constituent un début de mise en oeuvre de la résolution adoptée en 1979 par l’Assemblée générale « demandant à la France d’initier sans tarder les négociations avec Madagascar pour la réintégration des îles qui ont été séparées de Madagascar de façon arbitraire ». « Aujourd’hui, 42 ans après, avec mon homologue français Emmanuel Macron, nous oeuvrons ensemble à travers la tenue des travaux au sein d’une commission mixte entre nos deux pays », informe-t-il.

Le dossier a à peine avancé depuis la seule réunion de la commission mixte en Novembre 2019, et la situation a même été tendue entre les deux pays quand la France a décidé de décréter les îles glorieuses comme étant une réserve naturelle française. Mais Andry Rajoelina se veut optimiste quant à l’issue des négociations. « Nous avons foi en la légitimité de nos aspirations et en notre droit à décider du destin de notre territoire », soulève-t-il. Il indique également ne pas avoir d’autres choix que la voix diplomatique car « Madagascar n’a ni la puissance, ni les armes encore moins la prétention de vouloir déclarer une guerre », précise-t-il.