DIPLOMATIE – La France veut “accompagner la transition” et apporter son “soutien aux priorités malgaches”, selon Emmanuel Macron

Antananarivo, 21 Novembre, 6h45 – Le régime de la Refondation obtient formellement et officiellement le soutien de la France. Le président français, Emmanuel Macron, exprime la position de son pays sur la période de transition politique que traverse Madagascar alors qu’il est en visite officielle à Maurice jeudi. Il fait part de l’engagement de Paris à soutenir activement le processus en cours, tout en saluant les initiatives des nouvelles autorités malgaches.

 

“La France accompagnera cette transition avec une attitude d’ouverture, de soutien aux priorités des malgaches”, indique le Président français aux côtés du Premier ministre mauricien Navin Ramgoolam durant leur déclaration conjointe. Selon Emmanuel Macron, le sujet de Madagascar a été évoqué durant les entretiens entre les deux hommes. A l’entendre, les deux parties ont “confirmé [leurs] convergences sur Madagascar, pays ami engagé dans une transformation profonde”.

 

Dans sa déclaration, le chef d’Etat français affirme que la France a “pris acte de la volonté des nouvelles autorités malgaches de répondre aux aspirations de la jeunesse” mais aussi “de fixer un horizon temporel limité à la transition permettant d’organiser d’élections dans un délai raisonnable”. C’est cette transition qu’elle se dit prête à accompagner d’autant que selon Emmanuel Macron “la jeunesse s’est exprimée avec force et dignité”. Le soutien français se focalisera alors sur “le développement économique, la jeunesse, l’énergie, ainsi que sur la lutte contre la corruption et l’enrichissement illicite”.

 

Mardi, le chef du gouvernement de la Refondation, Herintsalama Rajaonarivelo, a présenté devant l’Assemblée nationale le tout premier chronogramme de la transition avec l’organisation d’ici six mois de la concertation nationale, une élection présidentielle d’ici un an et demi. En tout, la transition ne devrait pas dépasser 24 mois, rappelle le Premier ministre qui reconnaît néanmoins que tout dépendra de la concertation nationale.