Une médiation internationale en projet. De retour de mission à Madagascar, Mohamed Idriss Farah, envoyé spécial du président de la Commission de l’Union africaine, propose la création d’un groupe de contact interinstitutionnel sur Madagascar. La mission de ce groupe devrait constituer à “accompagner la Grande île à travers une diplomatie préventive” et à assurer “une médiation vers un retour à un ordre constitutionnel complet”, comme le souhaite le président de la Commission de l’Union africaine Mahmoud Ali Youssouf.
Mais bien que l’Union africaine se dise prête à accompagner Madagascar, Mahmoud Ali Youssouf “réaffirme l’approche de principe de l’UA face aux transitions politiques, dont le respect d’une solution dirigée par Madagascar”. Elle plaide en même temps “pour un engagement soutenu des partenaires au développement afin de soutenir la stabilité et le développement économiques”.
A l’issue de sa deuxième mission à Madagascar, Mohamed Idriss Farah rapporte des signes d’évolution encourageants de la situation sur la Grande île. Sur le plan politique, il met en avant “l’engagement des autorités d’Antananarivo à rester sur la voie d’un dialogue politique inclusif et crédible, avec de larges consultations en cours”. Il rapporte également “des indicateurs économiques encourageants au cours des trois derniers mois”, c’est à dire depuis l’arrivée au pouvoir des autorités de la Refondation.
