DONNEES SPATIALES – Intégration des outils d’Observation de la terre dans la stratégie de gestion environnementale pour Madagascar

Antananarivo, 19 Juillet, 6h55 – La technologie et les données spatiales au service de la protection de l’environnement. Madagascar annonce l’intégration des outils d’Observation de la terre (OT) fournis par le programme Global monitoring for environment and security (GMES) et Afrique dans sa stratégie de gestion environnementale. Le pays entend renforcer sa capacité à utiliser les données acquises de ces outils pour prendre des décisions éclairées concernant ses ressources naturelles et pour ses activités relatives au développement. C’est ce qu’a exposé Moise Rasamoelina durant l’atelier régional d’Afrique de l’Est sur ce programme, ce jeudi.

Des techniciens de la Grande île ont déjà bénéficié d’une formation en matière d’OT il y a quelques jours, indique le Dr Mahaman Bachir Saley, coordinateur du programme GMES &Africa et représentant de la Commission de l’Union africaine. Cette formation avait été dirigée par le Centre régional de cartographie des ressources pour le développement (RCMRD) et le Centre de prévision et d’applications climatiques de l’IGAD (ICPAC). Ce, en vue de renforcer les compétences de ces techniciens dans l’utilisation des données satellitaires pour relever les défis environnementaux.

Ces outils d’observation sont, selon le Dr Mahaman Bachir Saley, indispensables pour des pays comme Madagascar qui sont sensibles notamment aux érosions côtières, aux changements climatiques ou à la déforestation. Et le GMES & Afrique s’attèle au renforcement de la capacité humaine et institutionnelle des pays qui les adoptent, poursuit-il.

Madagascar, comme le reste du monde, est d’ailleurs confronté à la triple crise mondiale liée à la perte de la biodiversité, allant du changement climatique, en passant par la dégradation des terres et les différentes formes de pollution, reprend Moise Rasamoelina. « L’Afrique doit ainsi être porteuse de solutions face à cette crise et tirer profit des technologies et des différentes ressources pour faire en sorte d’avoir de véritables stratégies et des politiques qui sont alignées aux besoins et aux priorités du continent », lance ce secrétaire général du MEDD.

L’atelier régional pour l’Afrique de l’Est dans le cadre du programme GMES & Afrique réunit les deux consortiums de cette région, leurs partenaires des pays du projet, les décideurs politiques, ainsi que d’autres parties prenantes concernées. Il vise, selon ses organisateurs, à rassembler les parties prenantes d’Afrique de l’Est pour explorer les potentiels de ce programme cofinancé par la Commission européenne et la Commission de l’Union Africaine et pour échanger les expériences. Ce, afin de favoriser la collaboration dans l’utilisation de l’OT pour le développement durable.