DRAME – La gendarmerie assure n’avoir ouvert le feu qu’en dernier recours face à la foule qui s’est ruée dans la caserne d’Ikongo pour réclamer quatres présumés assassins et kidnappeurs

Antananarivo, 30 Août, 6h20- Plus de précisions sur les évènements d’Ikongo. Le général Andry Rakotondrazaka, commandant de la Gendarmerie nationale, a assuré devant la presse que les gendarmes de la brigade d’Ikongo n’ont ouvert le feu sur les manifestants qu’en tout dernier recours. Selon le récit du numéro un de la gendarmerie nationale, le lieutenant en charge de la coordination de la caserne a négocié longuement avec les « anciens et notables » qui étaient sur place avec la foule ayant réclamé les quatre suspects dans une affaire de d’assassinat et de kidnapping d’un enfant atteint d’albinisme arrêtés précédemment par les gendarmes. Ces derniers indiquent par ailleurs avoir délimité très tôt un périmètre à ne pas franchir autour de la caserne. Mais « malgré cela, la foule ne s’est pas calmé et des provocations ont eu lieu », précise le général indiquant que les manifestants avaient sur eux « des armes blanches comme des sabres et des battes ».
A en croire le commandant de la gendarmerie, les gendarmes ont d’abord usé de grenades lacrymogènes et effectué des tirs en l’air quand la foule a franchi la ligne délimitée par les gendarmes. Ces mesures n’ont cependant pas fait reculer les manifestants qui ont continué à se diriger vers la caserne. Les gendarmes ont ainsi dû ouvrir le feu pour protéger la caserne et ses occupants. Bilan, 11 morts et 18 blessés qui ont déjà été pris en charge selon le commandement de la gendarmerie.
Selon Brunelle Razafitsiandraofa, député élu dans le district, une quarantaine de personnes ont été blessées et 10 d’entre elles se trouvent dans un état critique. Selon le géneral Andry Rakotondrazaka des mesures ont été prises par les autorités locales afin de rétablir l’ordre dans la circonscription.
Photo : Infocom Seg