Antananarivo, 10 Août, 15h07 – Un rappel des textes existants. A en croire les autorités, les lanceurs d’alerte sont déjà suffisamment protégés à Madagascar. Du moins au regard des lois et des règlements. Devant les représentants de l’Union européenne lundi, « le ministère de la Communication n’a pas manqué de préciser les différentes dispositions de lois existantes qui constituent déjà un arsenal juridique important pour défendre et protéger les véritables lanceurs d’alerte », indique le communiqué conjoint du gouvernement malgache et de l’Union européenne à l’issue du dialogue de partenariat tenu lundi. Pour les autorités malgaches, il s’agit notamment des textes qui prévoient la protection « des auteurs des dénonciations anonymes et des témoins des affaires de corruption ou de malversations et trafics divers ».
⭕Le sujet a été abordé alors que la partie européenne avait soulevé l’affaire du « meurtre tragique du lanceur d’alerte Henri Rakotoarisoa » durant la réunion. Dans la foulée, l’Union européenne a notamment souligné « l’importance de la mise en place d’une législation appropriée afin de sécuriser les acteurs de ce domaine ». Une demande également formulée par les organisations de la société civile et qui a déjà été soulevée par le groupe des partenaires techniques et financiers en Juin.
⭕Pour l’affaire Henry Rakotoarisoa, président de la Communauté de base (VOI) Mialo à Moramanga tué au début du mois de Juin, le ministère de la Justice et celui de la Communication et de la culture « ont réaffirmé l’accélération de l’enquête ». En Juin, le Premier ministre a déjà assuré que les personnes impliquées dans cette affaire seront jugées et punies conformément à la loi.
Photo : Présidence de la République
