Une date à retenir. Le tanker Sunda One, transportant du carburant directement importé par l’Etat pour la Jirama, devrait accoster comme prévu ce mercredi 12 août au Port de Toamasina. Guillot Ramilison, directeur général de la State Procurement of Madagascar (SPM), l’entité habilitée par l’Etat pour réaliser l’ensemble des opérations, parle d’une cargaison de 63 000m3, provenant d’Asie mais négociée auprès de la compagnie nigériane Sahara Group.
“Comme nous étions dans l’urgence, la société a négocié avec le navire qui était le plus proche et qui pouvait être rapidement rerouté sur Madagascar”, confie le DG de la SPM. Selon les sites spécialisés dans le suivi des itinéraires des navires, le navire Sunda One a quitté un port chinois le 24 juillet dernier.
Comme annoncé par le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Radonirina Lucas Rabearimanga, ce volume devrait permettre à la Jirama de faire tourner ses centrales thermiques pour plusieurs mois. Mais la cargaison devrait aussi permettre à l’Etat de se constituer un stock stratégique de gasoil sur six mois, confie Guillot Ramilison. “Ce carburant est pour la Jirama, mais si les distributeurs ont des demandes urgentes, nous ne fermons pas la porte”, poursuit-il.
En important directement le gasoil sans passer par les distributeurs traditionnels et déjà implantés au pays, l’Etat espère gagner sur les prix. Et si l’on en croit Guillot Ramilison, la gasoil à bord du Sunda One coûte “quelques centaines d’ariary de moins” pour la Jirama. “En tant que régulateur, le rôle du SPM est de réguler les prix et les stocks”, ajoute-t-il.
Pour stocker le gasoil, la SPM parle des aires de stockage de la Logistique Pétrolière SA (LPSA) ainsi que de tous les bacs de stockage de la Jirama. Celle-ci vient d’ailleurs d’obtenir une licence de stockage par décret pris en Conseil des ministres la semaine dernière.
Pour assurer le transport, elle parle, entre autres, de la société Madarail dont la capacité est passée de 4 000 m3 à 7 000m3 par jour, et qui pourrait encore aller jusqu’à 14 000m3. En attendant, le ministre a déjà annoncé des discussions avec la Galana Raffinerie Terminale (GRT) à Toamasina, vendredi.
Selon la nouvelle loi fixant les principes régissant l’exercice de certaines activités de l’aval pétrolier par une entité habilitée par l’État malgache, “l’entité habilitée par l’Etat a un droit d’accès libre et non discriminatoire aux infrastructures essentielles, notamment aux dépôts et terminaux d’importation exploités par tout logisticien ou titulaire de licence de stockage d’hydrocarbures établi sur le territoire de la République de Madagascar”.















