Des actions en réaction. Le ministère de la Population et de la solidarité (MPS) réagit à l’appel à responsabilité lancé par le président de la Refondation de la République de Madagascar. Il annonce une série de mesures pour renforcer la protection des personnes atteintes d’albinisme, notamment face aux actes de violences répétés à leur égard ces derniers temps. Les dispositifs visent à prévenir de nouveaux drames et à assurer une prise en charge rapide des albinos.
Parmi les principales mesures annoncées par le directeur de cabinet du ministre, Miarimbita Andriatiana, figure l’existence de centres d’accueil d’urgence répartis au sein des directions régionales du MPS. Ces centres hébergent les personnes atteintes d’albinisme lorsque leur sécurité est menacée ou lorsqu’elles craignent pour leur vie. Les structures fonctionnent en étroite collaboration avec les forces de l’ordre, notamment la police et la gendarmerie, afin de garantir une protection immédiate.
Le ministère ordonne également la mobilisation immédiate des Réseaux de protection de l’enfant (RPE) à travers tout le pays. Ces plateformes regroupent les autorités administratives, les responsables de la santé, les représentants de la justice, les forces de sécurité ainsi que les acteurs communautaires locaux. Les RPE ont pour mission de renforcer la vigilance et de coordonner les interventions sur le terrain. D’un autre côté, le numéro vert 147 reste accessible à tous pour signaler les cas suspects ainsi que toute forme de violence ou de menace visant les enfants et les personnes albinos.
Le ministère envisage de renforcer l’appui aux centres spécialisés accueillant les personnes albinos. Des campagnes de sensibilisation seront aussi intensifiées dans les régions, en collaboration avec les autorités traditionnelles, les notables et les responsables locaux. L’objectif étant de lutter contre les croyances à l’origine de ces actes criminels. Selon le directeur de cabinet du ministère, les personnes atteintes d’albinisme sont des citoyens à part entière, protégés par la loi et titulaires des mêmes droits que l’ensemble de la population. Il n’a pas manqué d’exprimer sa compassion envers les familles des victimes.
