ECONOMIE – Madagascar et les services du FMI parviennent à un accord en vue d’un programme de réformes soutenu par une Facilité de crédit élargi à hauteur de 320 millions de dollars
Antananarivo, 12 Février, 22h52 – Le programme de réformes économiques à moyen terme de Madagascar semble avoir convaincu les techniciens du Fonds monétaire international (FMI). Il reste cependant encore à convaincre le Conseil d’administration de cette institution de Bretton Woods avant que la Facilité de crédit élargie, d’un montant de 320 millions de dollars, soit définitivement accordée.
Madagascar devrait également s’assurer que ses partenaires traditionnels lui promettent de financer les projets et activités prévus dans son programme. « Cet accord est subordonné à l’approbation du Conseil d’administration du FMI et à l’obtention des assurances de financement nécessaire », précise le communiqué de presse de fin de mission des services du FMI.
Dans le cadre de ce programme, Madagascar s’engage à « accroître ses recettes intérieures » à travers « une stratégie globale de réformes fiscales et de collecte de recettes ». L’idée, précise le communiqué, est de « libérer les ressources publiques pour augmenter l’enveloppe des dépenses pour les secteurs sociaux, notamment la santé et l’éducation, ainsi que pour augmenter les investissements publics ».
Comme lors du dernier programme soutenu par la FEC, l’Etat malgache s’engage également à diminuer les subventions octroyées aux entreprises publiques et à respecter les prix réels des carburants. Ainsi pour réduire les appuis financiers de l’Etat à la compagnie nationale de distribution d’eau et d’électricité, les autorités promettent de mettre en œuvre « le plan de redressement opérationnel et financier de la Jirama » de façon à la rendre viable.
En matière de gouvernance, les services du FMI estiment que les autorités malgaches doivent faire davantage de progrès pour mettre à disposition du public les informations sur l’utilisation des fonds destinés à la lutte contre la Covid-19. Il est également question d’appliquer de façon efficace le cadre juridique anticorruption en allouant aux institutions chargées de la lutte contre la corruption les ressources humaines et financières appropriées.