ECONOMIE – Plus de 3000 sociétés exportatrices et importatrices sanctionnées pour retard de rapatriement de devises

Antananarivo, 20 Novembre, 11h15 – Fin de l’état de grâce. Le ministère de l’Economie et des finances commence à sévir contre ceux qui, depuis la levée de l’urgence sanitaire, n’ont toujours pas rapatrié leurs recettes en devises. Dans un communiqué publié ce vendredi, il fait état, à la date du 17 Décembre, de « 1594 sociétés exportatrices et 1660 sociétés importatrices en situation irrégulière » et qui sont ainsi sanctionnées.
Les comptes de ces entreprises sur le système intégré des opérations de change sont donc ainsi suspendus et le resteront « jusqu’au rapatriement de leurs devises à Madagascar », indique le ministère. Celui-ci leur donne jusqu’à la fin du mois de Novembre pour régulariser leur situation et avoir à nouveau accès à leur compte SIG-OC.
Durant la période d’urgence sanitaire, les autorités ont décidé de « lever les sanctions liées au retard ou au non rapatriement des devises au profit des sociétés exportatrices et importatrices ayant atteint un taux de rapatriement de plus de 80 ». A la levée de l’état d’urgence, le ministère a appelé les entreprises à effectuer la régularisation de la situation, mais si on en croit les chiffres qu’il diffuse, seules « 51 sociétés ont fait montre d’initiative pour régulariser leur situation, et 791 domiciliations d’exportation sont apurées jusqu’ici ».
Avec les devises qui seront rapatriées, le ministère espère que le cours de l’ariary peut s’améliorer. La faiblesse de l’offre en devises sur le marché interbancaire des devises, due à la baisse des recettes d’exportations et au manque de rapatriement des devises par les entreprises, est l’une des causes de la dépréciation de l’ariary. Jeudi, le taux de change de la Banque centrale indiquait un cours moyen de 4545 ariary pour un euro et de 3844 ariary pour un dollar.