EDUCATION – Des sanctions disciplinaires pour 38 candidats fraudeurs au baccalauréat à Toliara

Des sanctions qui se veulent fermes. Le Conseil de discipline (Codis) relatif à l’examen du baccalauréat de la session 2025 de Toliara, réuni le 8 avril, a tranché sur le sort de 38 candidats fraudeurs. Les sanctions prononcées vont d’un an à cinq ans d’interdiction de participation au baccalauréat.

Selon le communiqué publié par l’Université de Toliara, les 22 candidats surpris avec des documents et des matériels non autorisés écopent d’une interdiction d’un an de se présenter au baccalauréat. Les 12 autres qui avaient utilisé des téléphones portables durant les épreuves sont frappées de cinq ans d’interdiction.

Les mêmes sanctions de cinq ans d’interdiction sont prononcées contre les six autres candidats qui se sont fait substituer lors des examens. Les personnes qui ont pris leur place sont également frappées d’interdiction de participation au baccalauréat pour cinq ans. Si ces “complices” sont des étudiants, ils sont frappés d’exclusion du campus et d’une interdiction d’inscription ou de réinscription dans toutes les universités de Madagascar pendant cinq ans.

Les sanctions ne s’arrêtent pas aux candidats et aux étudiants. Les enseignants reconnus coupables d’irrégularités dans la correction des copies sont définitivement écartés des commissions d’examen.

Selon le communiqué officiel de l’Université de Toliara, publié dimanche, 2025 constitue une «année zéro», servant de référence pour l’application des sanctions. Ainsi, les candidats sanctionnés ne sont pas autorisés à se présenter à la session 2026, marquant le début effectif des peines.

Ces sanctions disciplinaires concrétisent non seulement la politique de tolérance zéro mais servent également d’avertissement aux futurs candidats pour la session 2026, avec comme objectif « Bac Malio 2.0» ( Bac sans fraude 2.0). “Toute tentative de fraude, de susbstitution de candidat ou d’utilisation de matériels interdits fera l’objet d’un signalement immédiat et d’une saisine du Codis, pouvant entraîner des sanctions sévères conformément à la réglementation en vigueur”, conclut le communiqué.