EDUCATION – La plateforme des établissements scolaires privés craint que le report fréquent des rentrées scolaires n’ait des impacts sur le niveau scolaire des élèves
Antananarivo, 7 Janvier, 7h53 – « Une génération coronavirus avec un niveau d’étude catastrophique ». La plateforme des établissements scolaires privés ne cache pas son inquiétude sur l’avenir des élèves avec les coupures fréquentes sur le calendrier scolaire.
Après s’être prononcée contre le report de la rentrée de Janvier initialement fixée au 5 Janvier, elle se plie finalement à la décision du ministère de tutelle, non sans réserve. Ses membres estiment que les décisions récurrentes de reporter les rentrées scolaires auront pour conséquence d’abaisser le niveau des élèves, ne permettant pas à ces derniers d’obtenir de bons résultats à l’école.
« Cela fait maintenant deux années que les écoles ont vécu des reports fréquents de la rentrée scolaire », affirme Célin Rakotomalala, fondateur de la Direction nationale des institutions laïques pour l’éducation (Aile), et porte-parole de la plateforme des établissements scolaires privés. « Pendant tout le mois de Septembre, nous n’avions fait que des cours de remise à niveau, afin de permettre à nos élèves d’acquérir un minimum de connaissances pour pouvoir intégrer leurs classes respectives », explique notre interlocuteur. Il regrette cependant que malgré les demandes de la plateforme de poursuivre les cours, l’Etat soit quand même resté sur sa position.
La plateforme des établissements scolaires privés a tenu une conférence de presse mercredi pour appeler l’Etat à permettre aux écoles de poursuivre les cours, malgré le contexte sanitaire. Ses membres soutiennent que la mise en place des protocoles sanitaires au niveau national et au niveau éducatif, comme la création d’un comité de vigilance au sein des établissements scolaires, ainsi que la fermeture de l’école après la découverte de plus de trois cas de covid-19 sont amplement suffisants pour protéger les élèves.
L’organisation soutient également que les enfants ont besoin d’être entretenus intellectuellement et que le fait de laisser les écoles ouvertes leur permettrait d’acquérir une meilleure capacité d’adaptation, face au contexte sanitaire. « Le niveau actuel des élèves est très bas, voire catastrophique à cause de la coupure récurrente des cours », fustige-t-elle tout en soulignant qu’aucune certitude ne prouve que la situation sanitaire redevienne normale dans deux semaines.