Antananarivo, 3 Janvier, 13h20 – Les dates des élections, notamment celle de la présidentielle, attendront. La Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne proposera pas de calendrier électoral à valider par le gouvernement avant le mois de mai ou de juin de cette année. Selon Soava Andriamarotafika, commissaire électoral, la proposition de calendrier n’est que la deuxième étape de processus actuellement menée par la CENI en vue de préparer la présidentielle. A en croire le membre de la CENI, la commission s’attellera avant cela “à la préparation des équipements et du budget nécessaire aux des élections ». “Des discussions seront encore menées avec le gouvernement en ce qui concerne le budget”, précise le commissaire électoral. “La fixation du calendrier n’est que la deuxième étape », poursuit-il.
Bien que le calendrier exact n’ait pas encore été précisé, une date estimative peut être avancée. Si l’on se base sur les dispositions constitutionnelles qui prévoient que l’élection doit se tenir trente jours au moins, et soixante jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice, la présidentielle devrait se tenir entre le 19 novembre et le 19 décembre de cette année. Le décret de convocation des électeurs doit pour sa part être adopté trois mois avant la date du scrutin d’où une proposition de calendrier vers le mois de Mai ou de Juin selon Soava Andriamarotafika.
Pour l’instant, la Ceni poursuit ses opérations de refonte totale de la liste électorale. Actuellement la CENI a recensé environ 8 millions d’électeurs, soit environ 60% de son objectif qui est de 13 millions. Les opérations de recensement prendront fin le 31 janvier après le report de la date butoire. Les citoyens qui ne seront pas recensés à cette date pourront encore venir s’inscrire auprès des Fokontany jusqu’à l’arrêtage provisoire de la liste fin février. L’arrêtage définitif de la liste n’interviendra que vers le mois de mai.