Antananarivo, 3 Décembre, 12h20 – La dissolution de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) ne sera pas si simple, à en croire Thierry Rakotonarivo, nouveau membre de cet organe électoral. Selon lui, la Ceni est une structure établie par la Constitution. Une révision de cette loi fondamentale serait donc indispensable pour faire disparaître cet organisme chargé de l’organisation des élections.
“Si la Constitution n’est pas révisée et que nous restons dans la légalité, il n’existe aucun moyen de la dissoudre”, souligne Thierry Rakotonarivo, en marge d’une cérémonie de prestation de serment au tribunal d’Anosy, mardi. Il a insisté sur le fait qu’“il serait possible de changer ses membres par la voie législative, mais la dissolution de la Ceni nécessite impérativement une modification de la Constitution”.
La dissolution de la Ceni figure parmi les revendications des manifestants ayant conduit à la chute des précédents dirigeants. Lors de sa déclaration du 14 octobre à Ambotsirohitra, le colonel Michaël Randrianirina, chef d’État, avait indiqué que la Ceni serait dissoute, au même titre que d’autres organes et institutions de la République de Madagascar, à l’exception de l’Assemblée nationale.
Cependant, il est revenu sur cette annonce après la décision de la Haute cour constitutionnelle (HCC), qui a rappelé la nécessité de respecter le cadre constitutionnel. L’avenir de la Ceni dépendra donc de la concertation nationale prévue dans les prochains mois.
