Antananarivo, 11 Janvier, 19h50 – Il faudra encore patienter. L’assemblée générale de Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui s’est réunie ce mercredi n’a pas encore fixé la date à laquelle se tiendra l’élection présidentielle cette année. “La loi ne nous oblige à publier de date précise que quatre mois avant le scrutin, donc on n’est pas encore obligé de la fixer dès maintenant”, indique Andoniaina Andriamalazaray, commissaire électoral à l’issue de la réunion. “On a tout simplement discuté et débattu ce jour », explique-t il.
⭕Bien que la date précise du scrutin n’ait pas encore été fixée, la Ceni s’est bien évertuée à peaufiner son chronogramme ce mardi. “Selon la loi, le scrutin doit se faire entre le 19 novembre et le 19 décembre”, souligne Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la Ceni. “Aujourd’hui, on a planifié tout ce qui doit être fait avant la date et ce qui doit être fait après”, poursuit-il.
⭕Il a ainsi été discuté du nombre de jours à disposition pour réunir les bulletins et procès-verbaux et de leur acheminement vers la Ceni. Le calendrier de la proclamation des résultats provisoires, de l’acheminement des résultats vers la Haute cour constitutionnelle (HCC) ou encore celui de la proclamation des résultats définitifs aussi ont été discutés. Il a aussi été évoqué le nombre de jours entre le premier et un éventuel second tour.
⭕Pour ce qui est du calendrier des communales, Soava Andriamarotafika soulève que la Ceni “ne s’est pas encore réellement penchée” sur le sujet. “Il y a le principe que si des élections nationales et régionales se chevauchent, ce sont les élections nationales qui priment”, se défend-il. Évoquant un éventuel calendrier ou les deux élections se déroulent à la même période, le commissaire indique que les communales devraient se tenir “entre les deux tours” ce qui serait difficile à envisager comme des communales qui se dérouleront durant les fêtes après un éventuel second tour.
⭕Selon la constitution, l’élection présidentielle doit se tenir trente jours au moins, et soixante jours au plus avant la fin du mandat du président en exercice. Dans le cas de figure actuel, la présidentielle devrait ainsi se tenir entre le 19 novembre et le 19 décembre de cette année. Le décret de convocation des électeurs doit pour sa part être adopté trois mois avant la date du scrutin.
