ELECTIONS – Onze thématiques à discuter durant les trois jours pour la réforme du système électoral malgache

Le débat sur l’amélioration du processus électoral à Madagascar est ouvert depuis ce jeudi matin, au Centre de conférence internationale d’Ivato. “Les discussions et les échanges s’articuleront autour de onze thématiques, allant de l’élaboration de la liste électorale jusqu’à la proclamation des résultats officiels du scrutin”, rapporte Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Ces discussions qui prendront la forme d’échanges d’idées et de partage d’expériences visent à améliorer le système électoral malgache. Comme indiqué par le président de la Ceni, Il ne s’agira “pas seulement d’évoquer les dysfonctionnements, mais aussi et surtout d’apporter des solutions et des propositions”.

“Cet atelier constitue une opportunité historique de mettre toutes les préoccupations des acteurs au processus électoraux sur la table, d’apporter des clarifications sur les zones d’ombre, de partager également les vécus et les expériences de chacun et partant de jeter les bases d’un processus électoral plus crédible, transparent et inclusif”, souligne Thierry Rakotonarivo dans son discours d’ouverture. Tout cela sera consigné dans un document qui sera présenté à l’ensemble du peuple malgache, puis remis entre les mains du Conseil œcuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) qui dirigera la concertation nationale, ainsi qu’au gouvernement, ajoute-t-il.

Durant les trois jours, les participants sont appelés à engager des échanges francs, constructifs et sans détour autour de ces thématiques majeures liées aux réformes électorales. Jean-François Dubuisson, Représentant résident adjoint du Programme des nations unies pour le développement (Pnud) est convaincu que “des réformes électorales inclusives et consensuelles constituent un levier essentiel pour renforcer la confiance entre les citoyens et les institutions, promouvoir l’égalité des chances entre les acteurs politiques et consolider la cohésion sociale”.

Dans cette dynamique, le diplomate évoque que la participation effective, inclusive et participative de l’ensemble des composantes de la société, notamment les femmes, les jeunes, les personnes vivant avec un handicap, les organisations de la société civile, les médias ainsi que les acteurs communautaires et traditionnels est cruciale pour la gouvernance électorale crédible et durable.