Antananarivo, 26 Septembre, 9h40 – La Capitale se réveille ce vendredi dans un décor de chaos et de stupeur. Ce vendredi matin, les propriétaires d’entreprises et leurs employés découvrent, les yeux embués et les mains tremblantes, l’ampleur des dégâts laissés par une nuit de violences et de pillages.
La veille, jeudi soir, des groupes d’individus ont pris d’assaut plusieurs sites commerciaux. Bureaux éventrés, vitrines brisées, stocks emportés, équipements arrachés : rien n’a été épargné.
“On a tout perdu”. Le constat revient en boucle chez les victimes de ces actes. “Tana Water Front est actuellement à genoux”, se désole le centre commercial. Ce vendredi matin à 7h encore, le site est envahi de “pilleurs”, en train de prendre ce qui peut encore être pillé, sous les regards impuissants de ceux qui tentent de remettre un peu d’ordre dans le chaos laissé par les pilleurs de la veille.
Mais au-delà des pertes et des dégâts matériels, ce sont des milliers d’emplois qui sont menacés après les pillages. Derrière chaque local détruit, ce sont des familles entières qui voient leur avenir basculer.
Aucune donnée officielle n’a encore été communiquée sur le nombre total de commerces visés, ni sur les pertes financières globales. Les autorités ont promis de rétablir l’ordre et de prendre des mesures drastiques contre ceux qui seraient tentés d’enfreindre la loi et de s’adonner à des pillages. Jeudi, après les manifestations réprimées de la matinée, des pillages ont été signalés dans plusieurs quartiers d’Antananarivo.
