Antananarivo, 29 Mai, 14h30 – Un constat sans concession. “À Madagascar, l’électricité reste un luxe”, décrit la Banque mondiale. La branche Afrique de cette institution de Bretton Woods soutient que malgré l’ambition du pays à viser un taux d’accès à l’électricité de 80% d’ici 2030, seuls 36% des Malgaches y ont accès pour le moment.
La Banque mondiale région Afrique s’est intéressée à ce sujet, en reprenant le rapport d’analyses qu’avait fait l’équipe locale de ce partenaire de la Grande île en matière d’énergie. Ce document avait exposé que la crise énergétique à Madagascar résulte de plusieurs facteurs accumulés au fil des décennies. Il y est également souligné la nécessité d’agir en urgence puisque “sans actions immédiates, les longues coupures d’électricité risquent de se répéter l’année prochaine et au-delà”, d’après les auteurs de ce rapport.
Depuis plusieurs jours maintenant, la Jirama s’est dite à nouveau obligée de procéder à des coupures alternées sur le réseau interconnecté d’Antananarivo afin de répartir la production disponible. Cette production peine actuellement à couvrir les besoins des consommateurs, en raison d’un faible niveau d’eau pour faire tourner la centrale hydroélectrique d’Andekaleka et du manque d’ensoleillement pour alimenter les centrales solaires, avance la compagnie nationale d’électricité.
