ENERGIE – Les eaux qui avaient envahi la centrale de la Jirama tarissent après deux semaines de vidange, les autorités espèrent faire fonctionner un premier groupe dès la semaine du 17 Janvier

Antananarivo, 16 Janvier, 7h45 – « L’eau est maîtrisée ». Andry Ramaroson, ministre de l’Energie et des hydrocarbures, annonce que « les eaux qui ont envahi la centrale d’Andekaleka ont complètement tari depuis samedi à 20h ». Il « espère qu’après les travaux de séchage et nettoyage des différents équipements et matériels, la centrale pourra à nouveau produire de l’électricité ». A l’entendre, « un premier essai est prévu dès lundi ».

Comme déjà annoncé, pourtant, « seul un groupe pourra fonctionner pour démarrer ». « Mais cela devrait déjà réduire le délestage », précise encore Andry Ramaroson. Il estime que « le deuxième groupe devrait pouvoir fonctionner une semaine plus tard ». « Les techniciens ont déjà commencé à démonter le groupe numéro 3 afin de procéder aux nettoyages de ses différentes composantes de façon à éviter d’éventuels court-circuits », souligne la Jirama. Ces travaux, selon la compagnie, se font « en parallèle avec le séchage et le nettoyage des armoires de phase et les auxiliaires de commande du groupe numéro 2 ».

Après l’incendie survenu le 2 Janvier sur l’un des transformateurs de la centrale, le circuit de commande régulant l’admission d’eau a cessé de fonctionner, provoquant l’inondation de la centrale. Il a fallu près de deux semaines, des matériels supplémentaires du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (BNGRC) et du Corps de protection civile (CPC) ainsi que le concours d’une quarantaine d’hommes du CPC et du ministère de la Défense nationale, pour réussir à retirer les eaux qui ont envahi la centrale.

Photo : Jirama