ENERGIE – Les entreprises franches prévoient une augmentation de 80% de leur facture d’électricité avec l’application dans son intégralité de l’Optima business et attendent les tarifs préférentiels pour les industries stratégiques annoncé par l’Etat
Antananarivo, 7 Décembre, 8h16 – L’application dans son intégralité de l’Optima business prévue au mois de janvier 2023 générerait une augmentation de 80% de la facture d’électricité pour les entreprises franches. Les concernés s’attendent à ce niveau de hausse de facture, au terme d’une application progressive de la nouvelle tarification pour les clients entreprises et industriels de la Jirama enclenchée depuis le mois de juillet. C’est un des sujets soulevés par le président du Groupement des entreprises franches et partenaires (GEFP), Herilanto Rakotoarisoa durant l’assemblée générale ordinaire de cette association professionnelle, mardi.
L’application progressive de l’Optima business, qui induit une hausse du prix du kilowattheure, était prévue se faire de façon progressive. Les abonnés basse tension des catégories confort business, superconfort business et les abonnés moyenne tension et haute tension n’avaient qu’à payer 60% de la hausse enregistrée sur leur facture d’électricité pour les mois de Juillet et Août de cette année. Pour les mois de Septembre et Octobre, ils étaient censés ne payer que 80% de la hausse prévue. La hausse devait être appliquée à 90% pour les mois de Novembre et Décembre. Les nouveaux tarifs Optima business seront complètement appliqués à partir du mois de janvier 2023.
L’Etat a cependant annoncé la mise en place de tarifs préférentiels en faveur des industries catégorisées « stratégiques » qui sont touchées par l’Optima business. Il s’agit des entreprises dans le textile qui se spécialisent dans le tissage et filature, les producteurs de ciment et de produits chimiques, ainsi que les industries dans la métallurgie. Les concernés par cette mesure attendent la sortie de ces tarifs préférentiels, insiste le président du GEFP pour assurer la survie et la compétitivité de ces industries.
Par rapport à l’incitation des entreprises à se lancer dans l’autoproduction d’électricité pour leur autonomie en énergie et pour les épargner du délestage, Herilanto Rakotoarisoa soutient que rares sont pour le moment les entreprises qui ont les moyens de le faire. Quelques entreprises peuvent être autonomes en énergie et peuvent même vendre leur surplus de production à la Jirama, admet-il.
Le président du GEFP ajoute que le problème ne se situe pas au niveau d’une société mère puisqu’en cas de coupure d’électricité, celle-ci est contrainte de trouver des solutions, comme l’utilisation de groupe électrogène afin d’assurer ses activités et respecter les délais des commandes. « C’est surtout au niveau des sous-traitants qui ne disposent pas de groupe électrogène que les impacts du délestage se font le plus sentir et augmentent le risque que les commandes ne soient pas honorées », expose-t-il.