ENERGIE – Madagascar dispose du troisième plus gros potentiel hydroélectrique en Afrique

Antananarivo, 22 Octobre, 9h10 – Un atout considérable. Avec les 180 térawattheures d’énergie qu’elle peut produire avec ses ressources en eau, Madagascar dispose du troisième plus grand potentiel hydroélectrique techniquement réalisable en Afrique. Et ce, derrière la République démocratique du Congo et l’Ethiopie, selon ce qui est exposé dans le Rapport sur le climat et le développement de Madagascar, publié tout récemment par la Banque mondiale.

Madagascar n’a cependant exploité que 0,49% de ce grand potentiel jusqu’à ce jour. Le taux d’exploitation n’est également que de 1,8% du potentiel jugé économiquement réalisable, détaille ce rapport.

La Banque africaine de développement (BAD) a, de son côté, déjà soutenu dans son rapport pays sur Madagascar que “cette situation freine fortement les investissements à plus grande échelle dans les secteurs à forte valeur ajoutée”. Alors que ces investissements devraient “contribuer à accélérer la transformation structurelle”, a avancé cette institution panafricaine.

Le développement de l’hydroélectricité pourrait pourtant être très bénéfique pour le pays, reprend la Banque mondiale dans son récent rapport. Celui-ci contribuera à la fois à combler le fossé de l’accès à l’énergie et à fournir de l’électricité pour la diversification économique, soutient cette institution de Bretton Woods.

Ce partenaire de Madagascar recommande alors le développement dès que possible, dans un délai de 15 ans notamment, des projets hydroélectriques tels que Volobe (121 MW), Sahofika (192 MW), Antetezambato (142 MW), et Mahavola (300 MW). Sur ce point, l’Etat avait déjà avancé dans sa Politique générale (PGE) sa volonté d’accélérer la construction des centrales hydroélectriques de Volobe et Sahofika, d’une capacité cumulée de 312 MW

La Banque mondiale indique par ailleurs qu’il est essentiel d’implanter la production d’énergie hydroélectrique dans des zones qui ne sont pas actuellement soumises à un stress hydrique ou qui ne devraient pas le devenir dans le cadre d’un changement climatique. C’est également le cas des zones où des événements tels que des pluies torrentielles peuvent avoir des conséquences catastrophiques en cas de défaillance des barrages.

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