ENLEVEMENT – La Circonscription scolaire (Cisco) Antananarivo Renivohitra invite les parents à déposer et à récupérer leurs enfants auprès des établissements scolaires privés de la capitale et décide de prendre plusieurs dispositions afin de protéger les élèves
Antananarivo, 9 Juin, 13h42 – La Circonscription scolaire d’Antananarivo Renivohitra prend le taureau par les cornes. De concert avec la Police nationale, la Cisco énumère des dispositions pour les écoles privées afin de protéger leurs élèves face à la série d’enlèvements qui a eu lieu récemment dans la capitale. « Cette décision a été prise pour renforcer la sécurité des élèves des établissements scolaires privés », informe Lalaina Ramananantony, chef Cisco de la Capitale. Quant aux établissements scolaires publics, une note interne a déjà été envoyée plus tôt ce mois.
Selon la note publiée par les deux entités, les parents sont « invités à déposer et à récupérer leurs enfants auprès des établissements scolaires ». Tous ceux qui viennent chercher des enfants devront présenter une carte fournie par l’établissement. Les bus scolaires devront aussi impérativement déposer les enfants dans l’enceinte des établissements et non à l’extérieur.
Autre décision, les élèves ne pourront plus quitter l’enceinte de l’école durant les intercours et devront immédiatement rentrer chez eux à la fin des cours. Enfin, tous les responsables scolaires ayant une activité au sein de l’établissement devront se munir de badge.
La note conjointe est adressée à toutes les écoles privées de la capitale pour application dès sa publication, indique le chef Cisco. « Les agents auprès de la ZAP [Zone d’administration pédagogique] se chargeront de vérifier de son application », explique toujours le responsable. « L’on ne force cependant pas les écoles à appliquer les mesures » conclut-il. « Mais en cas de pépin, ils pourraient être tenu comme responsable ».
La série d’enlèvements continue de créer la psychose dans la capitale. La police nationale a déjà décidé de procéder à des fouilles systématiques des voitures à vitres teintées et fumées. Les forces de défense et de sécurité ont aussi décidé de redéployer le dispositif Papango depuis mercredi. Des élèments de l’Etat-major mixte opérationnel (Emmo) sont ainsi disposés sur plus de 100 sites de la capitale et ses environs afin de pouvoir agir rapidement en cas de signalement suspect. Les ministres en charge de la Défense et de la Sécurité sont descendus à Behoririka hier pour superviser ce redéploiement.