Antananarivo, 3 Juin, 6h55 – Certaines universités croulent sous les dettes après avoir contracté des prêts auprès des banques pour payer à temps le salaire de leurs employés. L’Université de Mahajanga, par exemple, a dû recourir à des emprunts équivalents à quatre mois de salaire de son personnel administratif et technique. Selon une source proche du dossier, le dernier recensement effectué par le ministère fait état de 576 employés administratifs et techniques au niveau de cette université, dont 65 ont fait l’objet d’une demande de recrutement en tant qu’ECD.
Confirmant cette situation qui prévaut au sein des établissements d’enseignement supérieur, Elia Béatrice Assoumacou, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, indique que des solutions seront proposées pour aider ces établissements à se libérer de leurs dettes. Elle explique que le retard de paiement des salaires du PAT est un problème quasi-récurrent au sein des universités, compte tenu des procédures.
Pour mettre fin à ces retards répétitifs, la ministre évoque le système de digitalisation. « Le ministère procède à un nouveau système de recensement électronique suite à la constatation de plusieurs anomalies », indique-t-elle au cours d’une conférence de presse tenue à Mahajanga. Avec ce système, le contrôle devrait se faire plus facilement. La ministre indique par exemple que « des personnes décédées ou des fonctionnaires fantômes peuvent figurer sur la liste du personnel des universités ». Elle soulève même que « des enseignants ayant encore le statut d’étudiant perçoivent des bourses d’études parallèlement à leur salaire mensuel ».