ENSEIGNEMENT SUPERIEUR – Le Seces met fin à son mouvement « Universités et centres de recherche morts » et annonce la reprise des cours au bénéfice des « enfants du peuple »

Antananarivo, 17 Juin, 10h45 – Le syndicat des enseignants chercheurs et des chercheurs enseignants lâche un peu de lest. Dans un communiqué publié jeudi, il annonce le retour de l’enseignement et des recherches auprès des établissements d’enseignement supérieur et de recherche publics. Il met ainsi fin à son mouvement « Universités et centres de recherches morts » lancé depuis Avril après que la proposition de loi sur l’autonomie des établissements d’enseignement supérieur publics a été déclarée non conforme à la Constitution par la Haute cour constitutionnelle (HCC).

Bien qu’il continue de manifester son insatisfaction par rapport à ses revendications, le syndicat se dit « soucieux de l’avenir des enfants du peuple » et annonce que ses membres « reprennent leurs activités d’enseignement et de recherche suivant les dates et les calendriers décidés au niveau de chaque section ». Il avertit ainsi l’Etat que le Seces ne serait « pas responsable de ce qui pourrait survenir au niveau des Universités publiques et des centres nationaux de recherche ».

Le Seces rappelle également son opposition à ce qu’il qualifie de destruction de façon directe ou indirecte de l’enseignement supérieur et des recherches à Madagascar. Il indique être toujours convaincu de la nécessité d’une loi sur l’autonomie des universités, des établissements d’enseignement supérieur et des centres de recherche pour assurer le développement de l’enseignement supérieur et des recherches.

L’idée d’une nouvelle proposition de loi sur l’autonomie des universités a été lancée par le ministère et tenant compte des considérants soulevés par la HCC dans son arrêt de Février. Mais à en croire le Seces, le projet ne semble pas figurer parmi les priorités de l’Etat. Il dit ainsi préférer « attendre dans la sagesse et la sérénité d’éventuelles nouvelles structures qui oseraient placer l’enseignement supérieur et la recherche scientifique en priorité de l’Etat ».

En attendant, avec la reprise des cours, les enseignants-chercheurs et les chercheurs-enseignants syndiqués demandent l’établissement d’un calendrier pour la suite de l’année universitaire 2021-2022 et pour le début de l’année universitaire 2022-2023. Ils en appellent ainsi à l’organisation d’une Conférence des présidents des institutions d’enseignement supérieur (Copries) dans les meilleurs délais.