ENVIRONNEMENT – Des dizaines d’espèces marines menacées à protéger dans le cadre de la mise en oeuvre de la Convention internationale sur le commerce des espèces de faunes et de flores menacées d’extinction (Cites)
Antananarivo, 18 Juillet, 7h40 – Une feuille de route à tracer. Le ministère de l’Environnement et du développement durable, le ministère de la Pêche et de l’économie bleue ainsi que leurs partenaires se sont penchés la semaine dernière sur une feuille de route dans l’application de la Convention internationale sur le commerce des espèces de faunes et de flores menacé d’extinction (Cites) pour les espèces marines. « Il s’agit pour nous de déterminer une feuille de route afin d’exploiter et gérer durablement nos richesses marines », indique Orléa Vina, ministre de l’Environnement et du développement durable lors de l’ouverture de l’atelier mardi dernier. « Madagascar étant signataire de la Convention Cites depuis 1975», rappelle-t-elle.
Parmi les orientations envisagées figure la formation des acteurs de la pêche. Une formation sur ce qu’est la Cités et ses objectifs a été d’ailleurs dispensée durant les deux jours d’ateliers aux différentes parties prenantes du secteur, notamment les pêcheurs, les collecteurs, les exportateurs ou encore les administrateurs. Ils ont également été formés à l’identification des espèces concernées et à la vérification de celles qui sont exportables et commercialisables ou non. Les chercheurs et les experts, pour leur part, ont été formés aux différentes étapes à suivre avant d’émettre un avis de commerce non préjudiciable.
Pour Madagascar, il s’agit de protéger une multitude d’espèces marines animales et végétales dont des requins, des raies ou encore des concombres de mer. Parmi les 72 espèces de requins recensées dans la Grande île, 11 sont inscrites dans l’Annexe II de la Cites. On peut aussi citer 25 espèces de batoïdes menacées ou de nombreuses autres espèces de concombre de mer dont deux sont aussi dans l’Annexe II de la Cites. Pour Marie Orléa Vina, l’idée est de protéger ces espèces du trafic illicite mais aussi de l’exploitation et de la commercialisation non durable dont elles sont victime. « L’inscription de ces espèces à l’Annexe II de la Cites constitue un véritable défi pour Madagascar », indique toujours la ministre.
Photo : Ministère de l’Environnement et du développement durable