Provenant majoritairement des bailleurs et des mécanismes internationaux, les financements destinés au secteur de l’environnement à Madagascar restent largement dépendants de l’extérieur. Le ministre de l’Environnement et du développement durable, Michaël Rafanomezantsoa Manesimana, a rapporté l’existence d’importants financements alloués à ce secteur. Le graphique de répartition des fonds reçus en dollars américains, projeté lors de l’ouverture des assises nationales du secteur mercredi à Ivato, met en évidence cette dépendance du pays vis-à-vis des ressources extérieures pour soutenir les projets environnementaux.
La plus grande part du financement provient du mécanisme REDD+ ou réduction des émissions liées à la déforestation et à la dégradation des forêts, qui représente 321,87 millions de dollars, soit 47 % du financement total. Cette proportion illustre l’importance accordée aux programmes de lutte contre la déforestation et de préservation des forêts dans les politiques environnementales.
Le Green Climate Fund (GCF) a injecté 184,23 millions de dollars, soit 27 % du financement. Les financements du Global Environment Facility (GEF) et du Least Developed Countries Fund (LDCF) représentent chacun 9 % du total, avec respectivement 65,9 millions et 61,5 millions de dollars. L’Adaptation Fund (AF), pour sa part, contribue à hauteur de 18,9 millions de dollars, soit 3 % du financement global. Le mécanisme FFD apparaît également dans la répartition, mais avec une part beaucoup plus faible.
Au niveau national, les défis restent de taille, avec une contribution budgétaire très limitée. Les budgets consacrés à l’environnement représentent moins de 2 % des dépenses annuelles de l’État. Par ailleurs, aucun financement permanent n’est encore dédié à la lutte contre la dégradation des terres, au reboisement, ni à la gestion des polluants chimiques et des déchets, des défis pourtant majeurs pour le pays.
