D’une relation d’appui diplomatique à un partenariat d’affaires robuste et mutuellement bénéfique. Une centaine d’acteurs, mobilisés dans le cadre du Madagascar-United States and investment symposium (Mustis) depuis mardi travaillent à la concrétisation d’une nouvelle dynamique du partenariat entre Madagascar et les Etats-Unis. Hauts responsables des deux gouvernements, leaders du secteur privé et entrepreneurs ou encore anciens participants à des programmes d’échange américains s’y engagent afin de développer les échanges commerciaux et les investissements bilatéraux entre les deux pays.
La Chargée d’affaires américaine, Stephanie Arnold, se dit convaincue du potentiel d’une collaboration renforcée entre Madagascar et les Etats-Unis dans divers secteurs. “Nous voyons là des opportunités pour renforcer les échanges commerciaux et les investissements, de développer les compétences, de créer des emplois et de favoriser une croissance durable, au bénéfice de nos communautés”, lance-t-elle.
Le programme Mustis vise alors à créer des partenariats concrets en matière de commerce et d’investissement entre les entreprises américaines et malgache, en mettant en relation des partenaires potentiels et en s’attaquant aux défis communs. Le programme comprend des groupes de travail sectoriels consacrés à l’agriculture, au tourisme, à l’exploitation minière, à l’artisanat et au textile.
L’ajustement du cadre opérationnel figure parmi les exigences formulées par la partie américaine pour optimiser la coopération bilatérale, indique la secrétaire générale du ministère du Commerce et de la consommation, Misa Rasolofoarison. Aussi, elle estime qu’afin de maximiser les bénéfices mutuels, il est impératif de stimuler les investissements directs étrangers (IDE) en provenance des États-Unis. Misa Rasolofoarison rappelle que plusieurs secteurs prioritaires ont déjà été identifiés pour capter ces flux de capitaux, à savoir l’agro-industrie, l’industrie minière, les énergies renouvelables, le secteur manufacturier, le tourisme, les technologies de l’information et de la communication (TIC).
En matière de commerce, outre le secteur textile, les produits agricoles malgaches suscitent un vif intérêt, notamment la vanille, dont les États-Unis demeurent la principale destination. Le secteur extractif, particulièrement les minerais stratégiques, représente également un levier majeur de croissance, note-t-elle. Sur ce point, les États-Unis revendiquent leur statut de premier partenaire commercial de la Grande Île. En 2025, sous l’égide de l’AGOA, Madagascar a exporté près de 3 000 milliards d’ariary vers le marché américain, consolidant ainsi la position des États-Unis comme première destination des produits malgaches.
“Les relations nouées ici constitueront la base d’une prospérité accrue pour nos deux nations”, reprend Stephanie Arnold. “Je me réjouis tout particulièrement des sessions thématiques ainsi que des réunions de groupes de travail prévues dans les mois à venir, afin que ce qui commence ici se traduise par un engagement durable et des résultats tangibles”, lance-t-elle.














