ENVIRONNEMENT – Les causes des décès des baleines échouées sur les plages malgaches toujours en cours d’identification, les autorités évoquent un phénomène généralisé dans l’océan Indien
Antananarivo, 12 Septembre, 19h00 – Le ministère de la Pêche et de l’économie bleue se veut rassurant. Bien que 12 baleines au total aient échoué sur les plages malgaches depuis le début de l’année, le ministre Paubert Mahatante évoque un taux de mortalité de 1 pour 1000. « Madagascar compte actuellement environ une population de 12.000 à 15.000 baleines chaque année, or, depuis le début de l’année il y a été noté 12 échouage de baleines », explique-t-il.
Le ministre évoque également un nombre identique de baleines échoués à Madagascar et en Afrique du Sud où 135 échouages de baleines ont été enregistrés en 10 ans, soit une moyenne de 12 à 14 échouages par an, estime-t-il. L’ONG Cetamada indique également que le phénomène n’est pas propre à Madagascar. Elle évoque une situation fréquente dans l’océan Indien. « Le fait est ce que nous notons une communication face à cette situation uniquement actuellement », explique l’organisation.
Madagascar mène actuellement des études en vue de déterminer les causes de la mort des mammifères marins dont deux au moins ont été constatés morts à la fin de cette semaine sur la plage de Mahajanga et sur la plage d’Antsiranana. « Les études actuellement menées avec les différents partenaires devraient permettre d’être fixées sur le sujet », souligne Paubert Mahatante. Cetamada écarte déjà les possibilités que ces décès soient dus à la chasse. Un responsable de l’organisation indique même que « la communauté de baleines à Madagascar a beaucoup augmenté en raison des efforts de conservation ».
En attendant de découvrir les causes des décès, les habitants des zones de découverte des baleines échoués sont invités à ne pas consommer la chair de ces mammifères pour des raisons de sécurité. L’étude est menée en collaboration entre le ministère de la Pêche et de l’économie bleue, le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministère de l’Environnement et du développement durable ainsi que les partenaires techniques à Madagascar et à l’étranger. Huit régions sont concernées par ce phénomène dont l’Atsimo Andrefana, le Menabe, le Sava, le Diana, le Boeny, l’Anosy, l’Androy, l’Analanjirofo et le Fitovinany.