ENVIRONNEMENT – L’Humanité a consommé en seulement sept mois l’ensemble des ressources que la Terre peut produire en une année

Antananarivo, 4 Août, 11h20 – Pendant les cinq derniers mois de cette année, l’Humanité vivra à crédit. Toutes les ressources biologiques que la planète peut renouveler sur une année ont été consommées depuis le 29 juillet d’après l’analyse menée par le Global Footprint Network. « Nous vivons à crédit pour les derniers mois, en empruntant à nos générations futures », a posté sur Facebook, Baomiavotse Vahinala Raharinirina, ministre de l’Environnement et du développement durable, mardi.
Cette ONG, basée aux Etats-Unis, en Belgique et en Suisse, souhaite démontrer avec ses calculs l’instant où l’empreinte écologique dépasse la biocapacité de la planète. Il y a encore 51 ans, en 1970, ce jour de dépassement était le 29 Décembre. Dix ans après, le recul est de huit semaines, soit le 4 Novembre. Tous les 10 ans, un recul de quatre semaines a été calculé par le Global Footprint Network. En 2010, l’homme a consommé les ressources annuelles de la Terre le 7 Août.
Tous les ans, l’ONG Global Footprint Network calcule la date du jour du dépassement en croisant la biocapacité de la planète Terre, pour plus de précision, sa capacité à régénérer ses écosystèmes et à absorber les déchets humains, comme le gaz carbonique, et l’empreinte écologique des surfaces terrestres et maritimes utilisées par l’homme. Selon les études, cet indice avait reculé au 22 Août en 2020 grâce à la crise sanitaire. Il est, ce jeudi 29 Juillet, revenu au niveau de celui de 2019.
Selon la ministre de l’Environnement et du développement durable, la raison de ce recul du jour de dépassement réside dans le fait que nos activités impactent davantage l’environnement. Plus concrètement, le jour à partir duquel l’homme a pêché plus de poissons, abattu plus d’arbres, construit et cultivé plus de terres que ce que la nature peut procurer au cours d’une année.
La solution selon Baomiavotse Vahinala Raharinirina, est qu’il est temps de réduire l’empreinte écologique. « Le reboisement est la plus grande tâche qui nous incombe afin que la Terre puisse se régénérer et notamment pour atténuer le changement climatique, le renforcement de la conservation de nos richesses restantes est de rigueur également, il faut que nous diminuions les activités polluantes qui engendrent la concentration de gaz à effet de serre », souligne-t-elle.