EPIDEMIE – Environ 100 professionnels de santé ont perdu la vie des suites de la Covid-19, indique l’ancien ministre de la Santé, le professeur Harinirina Yoël Rakotomalala, qui invite ses pairs à se faire vacciner
Des chiffres concrets pour sensibiliser les professionnels de la santé publique à se faire vacciner. « Environ100 professionnels de santé ont perdu la vie à cause de la Covid-19 », indique le professeur Harinirina Yoël Rakotomalala, ancien ministre de la Santé publique et membre de l’Académie nationale de médecine de Madagascar (Anamem) ce dimanche dans une vidéo publiée sur la page Facebook du ministère de la Santé publique. « Cela fait presque 10% des décès dus à la Covid-19 », poursuit-il. Ces décès concernent « aussi bien le personnel administratif que les paramédicaux et les médecins », ajoute-t-il encore.
Se basant sur ces chiffres, l’ancien ministre appelle les professionnels de santé à se faire vacciner. Car « se faire vacciner est un moyen de se protéger de l’épidémie, c’est une activité de prévention », souligne-t-il. Le membre de l’Anamem craint que « si un taux de couverture élevé de la vaccination n’est pas atteint, une troisième vague soit fortement à craindre ». « Ce sera encore plus grave que la deuxième vague et le combat risque d’être encore plus dur », martèle-t-il.
Il reconnaît que « certes, le vaccin ne protège pas à 100% contre l’épidémie ». « Mais il nous protège au moins de la mort », poursuit-il très vite, mettant en avant les résultats d’une récente étude qui indique que « l’AstraZeneca, donc le Covishield, et le Pfizer/Biontech sont efficaces contre le variant sud-africain ».
L’appel du professeur Harinirina Yoël Rakotomalala intervient alors que les catégories de personnes considérées comme prioritaires durant la première phase de la vaccination ne se sont pas bousculées. « Nous sommes les derniers remparts de cette bataille », souligne l’ancien ministre de la Santé. « Nous ne devons pas baisser les bras. Si nous ne sommes pas convaincus par le vaccin, comment pourrons-nous convaincre nos patients », insiste-t-il.
Dans sa déclaration, le membre de l’Anamem rappelle que les cas de thrombose dus au vaccin Covishield/AstraZeneca sont de « un à quatre sur un million de vaccins administrés ». Et « aucun vaccin au monde n’est pas sans effets secondaires », ajoute-t-il.