EPIDEMIE – Le ministère de la Santé publique explique la hausse des nouveaux cas positifs au coronavirus par le relâchement dans l’application des gestes barrières

Antananarivo, 4 Décembre, 17h07– Le ministère de la Santé publique déplore le relâchement dans l’application des gestes barrières. Pour les responsables de ce département, si les nouveaux cas positifs au coronavirus ont tendance à augmenter dans certaines localités, c’est parce que les gens ont tendance à ne plus suivre les recommandations sanitaires préconisées pour lutter contre l’épidémie. « Beaucoup de gens ne suivent plus les mesures actuellement, ce qui constitue un risque de propagation de la maladie », analyse le Professeur Jean Claude Razafimahandry, directeur de cabinet du ministère de la Santé publique.
⭕Dans une video publiée par le ministère de la Santé publique, mercredi, le Professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, ministre, a tenu à insister sur l’importance de continuer à respecter les mesures barrières, même si l’épidémie est « maîtrisée » à Madagascar. « Elle n’est pas encore tout à fait vaincue », souligne-t-il dans son discours, appelant les citoyens à renouer avec les gestes barrières, comme le port de masque, la distanciation sociale ou encore le lavage des mains.
⭕Le même discours a été tenu par le Professeur Jean Claude Razafimahandry ce vendredi en marge de l’inauguration d’un centre ami de la vaccination à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). Celui-ci rappelle que la lutte contre la Covid-19 a été « un succès » pour Madagascar mais que « deux, trois cas » sont enregistrés « ici et là » faute de gestes barrières. L’équipe du ministère en mission à Antsiranana devrait ainsi, en plus de superviser la prise en charge des patients, agir de façon à faire respecter les gestes barrière pour conscrire l’épidémie au plus vite.
⭕A Antsiranana, le campus universitaire compte actuellement plusieurs dizaines de cas, au moins une cinquantaine, près de 90, signale même Daodo Arona Marisiky, gouverneur de la région de Diana et président du Comité régional de commandement opérationnel (CRCO). « La promiscuité qui règne dans les cités universitaires a été favorable à une propagation rapide du coronavirus alors qu’il n’y avait au départ que quelques cas », explique une autre source.