EPIDEMIE – Madagascar se dit « prudent » face aux effets secondaires des vaccins anti-Covid et préfère continuer à promouvoir le Covid organics en attendant les résultats des études sur les vaccins
Antananarivo, 17 Mars, 6h10 – Madagascar se dit « prudent » et « vigilant » par rapport aux vaccins. « Nous suivons de près ce qui se passe dans le monde et faisons preuve de vigilance face au vaccin », annonce le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao, dans une déclaration diffusée sur les chaînes audiovisuelles publiques mardi soir. Il a ainsi assuré que « comme cela a été décidé en Conseil ministres, nous attendons les résultats des études sur les vaccins, mais nous ne les refusons pas ».
Le professeur Hanitrala Jean Louis Rakotovao explique le choix de Madagascar de ne pas se précipiter dans le recours aux vaccins par le fait que les recherches n’ont pas encore tout à fait abouti. Il met en avant la décision de certains pays européens, dont la France, de suspendre l’administration du vaccin AstreZeneca pour justifier la position du gouvernement malgache.
« Quand on regarde ce qui se passe dans les pays développés, on s’aperçoit qu’il y a des effets néfastes », indique-t-il. Et c’est «pour éviter ces effets néfastes » que Madagascar a décidé d’attendre, ajoute-t-il. « Nous ne tirons pas de conclusions définitives mais nous sommes attentifs », précise-t-il, encore.
Outre les « effets néfastes », le ministre de la Santé publique met également en exergue « les difficiles conditions de conservation » de certains vaccins, à l’instar du Pfizer, ou encore les effets secondaires non maîtrisés de certains autres, comme le Moderna.
Pour prévenir l’épidémie de Covid-19, le gouvernement continue de miser sur le Covid organics. « Nous devons continuer à exploiter les produits fabriqués à Madagascar comme le CVO et le CVO+ dont nous avons constaté la réussite », souligne le professeur Jean Louis Rakotovao. « La prise préalable de la décoction CVO a contribué à la réduction du nombre des cas graves », insiste-t-il.
Pour le ministre de la Santé publique, « le plus important est le renforcement du système immunitaire à travers notamment l’alimentation et la prise de responsabilité de tout un chacun dans le respect des gestes barrières ». Mais au cas où il faudrait passer par les soins, « nous avons le équipements et le matériel, nous avons les médicaments, nous avons les tests, nous avons le personnel de santé et les centres de soins dont on peut augmenter la capacité d’accueil si on en a besoin », conclut-il.
Photo : Capture d’écran de la déclaration du ministre de la Santé publique sur la TVM