ETATS-UNIS – Une manifestation pro-Trump devant le Capitole pour contester la victoire de Joe Biden dégénère et provoque un mort

Antananarivo, 7 Janvier, 7h55 – Une femme, blessée par balles lors d’une échauffourée dans le Congrès américain, est décédée mercredi, indique la presse américaine et internationale rapportant les déclarations de la police de Washington DC. Des manifestants pro-Trump, qui contestaient devant le Capitole la victoire de Joe Biden, avaient fait irruption dans l’enceinte du siège du Congrès. Cette irruption a interrompu les travaux du Sénat et de la Chambre des représentants qui devaient valider la victoire du candidat démocrate à la présidentielle, et a entraîné une altercation suivie de fusillade à l’intérieur. Les détails sur les circonstances du drame n’avaient pas encore été annoncés par les autorités de Washington qui avaient évoqué l’ouverture d’une enquête.
Dans le monde et aux États-Unis, de nombreuses voix se sont élevées pour dénoncer ce que certains hommes politiques américains ont qualifié de coup d’État. Mike Pence, vice-président de États-Unis, a parlé d’une attaque contre le Capitole. Joe Biden, président élu, a regretté que l’État de droit, « une valeur sacrée de l’Amérique » ait été attaqué. Il a précédemment évoqué un « désordre, un chaos, de la sédition ».
George W. Bush, ancien président, de son côté, s’est dit « consterné par le manque de respect envers les institutions, les traditions et les forces de l’ordre ». Il a même lâché l’expression « République bananière ». Bill Clinton, ancien président, a aussi déploré un « assaut sans précédent contre les institutions américaines », quand Barack Obama, le prédécesseur direct de Donald Trump a soulevé un « moment de grand déshonneur et de honte » pour la Nation américaine.
De Berlin à Paris, en passant par Londres, Bruxelles aux sièges de l’Union européenne et de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (Otan) ou New York aux Nations Unies, les appels au respect des résultats du scrutin se sont succédé. Sur les réseaux sociaux, Twitter et Facebook ont retiré des publications de Donald Trump, puis ont même bloqué temporairement ses comptes où il continuait à déclarer que l’élection lui a été volée.
La police fédérale a été envoyée en renfort aux éléments des forces de l’ordre de Washington DC. Des militaires de la Garde nationale ont également été mobilisés pour rétablir l’ordre dans la capitale fédérale. Le couvre-feu a été instauré par le maire de Washington DC à partir de 18h, heure locale. Les travaux du Congrès ont néanmoins finalement pu reprendre dans la nuit, à 20h15, heure de Washington, quand le calme est revenu sur la capitale américaine.
Photo : Capture d’écran du site de CBC News Canada