Antananarivo, 12 Avril, 18h15 – Après avoir soutenu le secteur privé à survivre et à préserver les emplois avec Miarina I, le programme Fihariana vient de lancer Miarina II avec ses banques partenaires. Si l’ancien produit consistait en un crédit de trésorerie pour les besoins en fonds de roulement des entreprises, celui qui prend le relais se présente en tant que crédit d’investissement pour les soutenir face au contexte économique mondial.
« La première phase de Miarina, en pleine crise Covid, consistait à soutenir les entreprises dans leur besoin de trésorerie à court terme pour passer le cap. Cette deuxième étape va leur permettre de relancer les investissements dans de nouveaux équipements, de nouveaux projets et de nouvelles Idées. Ce, face aux turbulences qui risquent de chahuter notre économie », explique Alexandre Mey, président directeur général de la BNI Madagascar.
Fihariana, avec ses partenaires, va de nouveau accorder des prêts pouvant aller jusqu’à 300 millions d’ariary, à un taux préférentiel de 8%, avec un différé de six mois, pour un remboursement d’une durée de 24 mois. Des secteurs clés comme l’éducation, le transport, les services agricoles, les technologies de l’information et de la communication (TIC) ou encore l’eau, l’assainissement et l’hygiène seront priorisés, indique le secrétaire exécutif de ce programme, Valérie Zafindravaka. Fihariana offrira parallèlement aux bénéficiaires de ce prêt, de l’accompagnement financier et des formations liées à la gestion d’entreprise en situation de crise.
Une demande accrue de crédits est enregistrée depuis ces deux dernières années, souligne le directeur délégué aux petites et moyennes entreprises (PME) de la BOA, Oliarimanitra Rasoldier. Cette banque se dit confiante sur la capacité des PME à rembourser leur prêt. La BOA comme la BNI Madagascar disent n’avoir enregistré qu’un taux de casse inférieur à 5% dans le cadre de la mise en œuvre de Miarina I.
Le bilan pour la première phase de Miarina est par ailleurs satisfaisant, selon ses responsables. L’enveloppe de 68 milliards d’ariary affectés dans ce projet avait soutenu 962 bénéficiaires et a permis de sauver 19.000 emplois. Le montant de l’enveloppe pour Miarina II n’est pas encore défini. Il devra cependant générer plus d’impacts que son prédécesseur, rassure Valérie Zafindravaka du programme Fihariana.