GOUVERNANCE – Les députés sensibilisés à la législation sur la protection des lanceurs d’alerte et sur la répression des représailles

Photo : CSI

L’avant-projet de loi relatif à la protection des lanceurs d’alerte et à la répression des représailles présenté aux députés. La rencontre, initiée par le Comité pour la sauvegarde de l’Intégrité (CSI), avec l’appui de l’Office des nations unies contre la drogue et le crime, a eu lieu la semaine dernière. Elle visait à informer les députés de la nécessité de sécuriser les auteurs de signalements d’infractions afin de renforcer la transparence dans la gestion des affaires publiques à Madagascar.

Ce texte intervient dans un contexte où Madagascar stagne à la 145ᵉ place sur 180 pays dans le dernier Indice de perception de la corruption (IPC) de Transparency International, avec un score de 25/100. Selon le CSI, les mécanismes actuels présentent des insuffisances face à la vulnérabilité des citoyens dénonçant des faits illicites, ce qui limite l’efficacité des politiques de lutte contre les détournements de fonds et les abus de pouvoir.

Le dispositif proposé par le CSI s’articule autour de cinq axes techniques, dont l’instauration de canaux de signalement confidentiels, la garantie d’une protection contre les représailles directes ou indirectes, l’application de sanctions à l’encontre des auteurs de ces actes, ainsi que des mesures de réparation pour les victimes. L’objectif est d’aligner le cadre juridique national sur les standards internationaux afin de sécuriser le processus de dénonciation.

Tsiry Razafimandimby, secrétaire exécutif du CSI, indique que la protection des lanceurs d’alerte est un levier pour instaurer un climat de confiance entre les citoyens et l’État. L’institution sollicite désormais l’engagement des parlementaires pour l’adoption de ce texte, présenté comme une étape vers l’amélioration de la gouvernance et la préservation de l’intérêt général à Madagascar.