Hausse de 14% du taux de femmes malgaches utilisant des moyens de contraception en deux ans

Antananarivo, 7 Octobre, 9h50 – De plus en plus de femmes malgaches ont recours à la contraception, selon le ministère de la Santé publique. En deux ans, le taux de femmes malgaches en âge de procréer qui ont recours à la contraception a augmenté de 14 points. Ce taux est passé de 43% en octobre 2021 à 57% actuellement si l’on en croit le Pr Zely Randriamanantany, ministre de la Santé publique.

Compte tenu de ce taux et des objectifs fixés, Madagascar est sur la bonne voie, en matière de lutte contre les grossesses non désirées et de réduction de mortalité maternelle et néonatale.  »Il y a deux ans, nous avons fixé comme objectif d’atteindre le taux de 60% de femmes, en âge de procréer utilisant des contraceptions d’ici fin 2023. À l’époque 43% des femmes avaient recours à la contraception », rappelle le membre du gouvernement lors du lancement de la feuille de route pour l’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et néonatale pour la période de 2023 jusqu’en 2027, jeudi.

L’État malgache, avec le soutien de différents partenaires, avait multiplié les actions pour atteindre cet objectif.  »Des cliniques mobiles ont été déployées par les partenaires dans les zones enclavées. Le budget alloué à l’achat des produits contraceptifs a été triplé », poursuit le Pr Zely Randriamanantany.

Toutes ces actions entrent dans le cadre de la réduction du taux de mortalité maternelle et néonatale dans le pays. Pour l’heure, l’objectif est de réduire l’effectif de la mortalité maternelle et néonatale à 295 sur 100.000.  »Au niveau mondial, les objectifs de développement durable limitent le taux de mortalité maternelle et néonatale à 70 sur 100.000 accouchements. En 2018, dernière année où des recensements ont été effectués, 408 femmes sur 100.000 meurent au moment de l’accouchement », souligne le ministre de la Santé publique.